Marseille reprend une leçon

Marseille reprend une leçon

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Le Milan n’a pas gagné à Zurich (1-1), mais l’OM a été très loin de battre le Real Madrid (1-3). Le réalisme et le talent étaient madrilènes.

Une nouvelle fois, Marseille devra se contenter de la Coupe d’Europe de consolation, l’Europa League en l’occurrence, cette saison. Comme par le passé, comme face à Milan lors de la première journée, les Marseillais n’ont pas été à la  hauteur du rendez-vous face au Real Madrid, faute de réalisme, de talent et d'expérience. Et le match nul du Milan AC ne change rien, l’OM n’a pas le niveau d’un grand d’Europe.

 

Pour ce match à gros enjeu, Marseille redoutait à juste titre les démons de la saison 2007-08, où l’OM avait complètement craqué face à Liverpool (0-4) dans le dernier match décisif devant Liverpool. Face à un Real Madrid privé de Kaka (blessé) et Benzema (sur le banc), les Marseillais effectuaient une entame de match catastrophique rapidement sanctionnée. Sur le premier coup-franc concédé, Cristiano Ronaldo allumait la mèche d’une frappe splendide de 25 bons mètres que Mandanda ne pouvait qu’effleurer (0-1, 5e). Le ton était donné et le Real semblait avoir douché le Vélodrome. Mais à l’image de la combativité de ses Sud-Américains Heinze et Brandao, sur tous les ballons, les Phocéens ne baissaient pas les bras.

 

Sur la gauche, Taïwo enrhumait Sergio Ramos pour centrer au second poteau sur Brandao. La frappe de la tête du Brésilien était contrée puis dégagée, mais Lucho interceptait pour marquer de près en force (1-1, 11e). S’en suivant une intense période de domination marseillais, même si le Real montrait à tout moment sa capacité à enfoncer le clou. Sur un corner, un Cristiano Ronaldo intenable plaçait sa tête plein poteau, à la reprise Higuain butait sur Mandanda, puis Pepé tirait au-dessus (28e). La fin de période appartenait aux Espagnols, désireux d’assurer leur première place, et l’OM serrait les dents jusqu’à la pause, surtout que dans le même temps, le Milan AC était alors mené 1-0 sur la pelouse de Zurich.

 

La pression madrilène s’accentuait en seconde période devant des Olympiens incapables de conserver le cuir. La sanction tombait là-aussi sur coup de pied arrêté, puisqu'Albiol était le plus prompt à reprendre un corner au second poteau pour marquer à ras du poteau (1-2, 60e). L’OM peinait cette fois-ci à réagir, mais bénéficiait d’un pénalty aussi logique qu’inattendu, après une sortie aventureuse de Casillas devant Niang, blessé sur l’action. Lucho le tirait sur la barre pour ce qui était la fin du dernier espoir marseillais (70e). Car la pression du Vélodrome retombait d’un coup, surtout lorsque Mandanda effectuait lui-aussi une sortie aventureuse devant C. Ronaldo, à la lutte avec Diawara. Le Portugais était bien sûr le plus prompt à se relever pour marquer dans le but déserté (1-3, 80e). La leçon était terminée pour l’OM, qui ne complètera donc pas le duo de représentants français en 1/8e de finale.