Neymar frappe deux fois, et le Brésil s’en sort très bien

Neymar frappe deux fois, et le Brésil s’en sort très bien

Photo Icon Sport

Entrée en matière très mitigée pour le Brésil à domicile, avec une victoire heureuse face à la Croatie (3-1). Les Croates ont joué le coup à fond, mais un pénalty généreux transformé par Neymar, auteur d’un doublé, a fait la différence en seconde période. 

C’est par une belle affiche que la Coupe du monde 2014 s’est ouverte ce jeudi à Sao Paulo. Dans une Arena Corinthians pleine à craquer et toute de jaune vêtue, le scénario du début de match a été celui attendu. Un Brésil nerveux ne parvenait pas à se montrer dangereux, tandis que les Croates jouaient crânement leur chance sur chaque sortie de balle. Et après une ou deux alertes, un centre fusant d’Olic était légèrement dévié, et finissait par ricocher sur le pied du malheureux Marcelo, buteur contre son camp (0-1, 11e). Le Brésil tardait à réagir mais il ne fallait pas grand chose à Neymar pour trouver l’ouverture. Le joueur du Barça s’infiltrait au cœur du jeu pour placer une frappe du gauche des 20 mètres légèrement écrasée, mais qui rentrait avec l’aide du poteau (1-1, 29e). Avec ce 1-1 à la pause, le Brésil était plus soulagé, que libéré. 

Et la seconde période le confirmait, la Croatie rendant une copie propre, sans laisser la moindre occasion à des joueurs offensifs brésiliens trop discrets à l’image d’Hulk ou Fred. Et finalement, la décision se faisait sur un pénalty qui risque de faire parler dans les Balkans. Sur un ballon dos au but dans la surface, Fred s’effondrait et M. Nishimura désignait le point de pénalty, pour un accrochage extrêmement léger de Lovren. Neymar, d’un tir pourtant sur un Pletikosa bien parti mais à la main peu ferme, inscrivait un doublé (2-1, 71e). La fin de match était forcément palpitante avec une pression croate de plus en plus importante, et quelques parades salvatrices de Julio Cesar devant une défense brésilienne en grande difficulté. Mais la Seleçao tenait, et sur un ultime contre, Oscar plaçait un pointu victorieux en bout de course pour délivrer tout un stade, tout un pays (3-1, 90e). Le résultat est donc au rendez-vous pour les organisateurs, même si la manière devra forcément être plus convaincante dans les prochaines sorties pour prétendre au titre mondial dans un mois, au Maracana. 

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