Les Girondins de Bordeaux ont désormais un pied et demi en Régional après la décision du tribunal administratif de Paris. Dans les coulisses du club, certains accusent la Fédération Française de Football d'avoir tout fait pour précipiter la relégation du club.
Après avoir été accusée les saisons passées par les adversaires de Bordeaux d'avoir été trop tendre avec les Girondins, la FFF est désormais dans le collimateur du club bordelais. Selon une source citée ce samedi par Le Figaro, l'instance qui gère le football français a clairement mis une pression maximum pour que le tribunal administratif de Paris ne rende pas une décision favorable aux Girondins. Et tout a été fait pour que Bordeaux ne soit pas conservé en National, même s'il faut rappeler que la DNCG et le CNOSF sont également allés dans ce sens. Il n'empêche, Philippe Diallo et la Fédération Française de Football ont les oreilles qui sifflent.
Bordeaux dans le collimateur de la FFF
La source interne citée par le quotidien national est très virulente contre la FFF. « On s’est beaucoup battu mais la FFF a fait le forcing pour bloquer toute décision positive, ce qui aurait été pourtant possible : le tribunal administratif avait laissé quelques heures à la FFF pour déposer un mémoire expliquant que la DNCG était prête à reconsidérer le dossier. Mais tout au contraire, elle a produit un mémoire pour maintenir son opposition. Le repreneur a pourtant payé de sa poche les salaires de juillet, alors qu’il n’était pas encore propriétaire. Et il avait placé sous séquestre 10 millions pour montrer à la DNCG que l’argent était là », accuse cette personne. Cependant, la FFF ne peut être accusée de la situation économique dans laquelle Gérard Lopez a finalement laissé le club au scapulaire.
Tandis que les repreneurs veulent tout tenter pour sauver la place des Girondins de Bordeaux en National, l'hypothèse d'une liquidation judiciaire est de plus en plus dans l'air. Et cela même si le tribunal de commerce de Bordeaux a de son côté été parfois accusé d'être trop gentil avec Gérard Lopez.