Relégué en Régional 1, et au bord de la faillite, le club de Bordeaux a annulé la totalité des entraînements collectifs prévus cette semaine.
Tandis que les candidats à la reprise des Girondins de Bordeaux multiplient les démarches pour tenter de faire revenir le comité exécutif de la Fédération Française de Football sur sa décision d'envoyer le club au scapulaire en Régional, les joueurs bordelais ont appris ce lundi après-midi qu'il n'y avait plus aucun entraînement collectif au programme cette semaine. « Pas de reprise collective de l’entraînement programmée à ce jour pour nos joueurs. Le staff reste néanmoins à leur disposition toute la semaine pour les soins, la réathlétisation ainsi que pour ceux qui souhaitent s’entraîner individuellement ou effectuer du travail en salle », précisent les Girondins de Bordeaux. Le club devait disputer son premier match de la saison en R1 samedi prochain à 19 heures contre Saint-Médard-en-Jalles, mais la rencontre a été reportée.
Bordeaux tente de retourner la FFF
En effet, la FFF doit encore confirmer si les Girondins de Bordeaux joueront bien en R1 et dans quel groupe ils seront finalement affectés. En attendant, les joueurs encore présents au club ont donc appris qu'ils n'avaient plus d'entraînement collectif au menu. De son côté, Dominique Delport, qui avait annoncé être le nouveau président du club, semble être revenu sur ses positions de la semaine passée. En effet, alors que Sparta Capital ne voulait pas laisser tomber le club s'il était relégué en R1, ce lundi, il évoque très explicitement une liquidation judiciaire des Girondins de Bordeaux.
Dans le même temps, Sud-Ouest affirme qu'à grands coups de lobbying, la pression est mise sur Philippe Diallo, le président de la Fédération Française de Football. Cependant, ce dernier sait que s'il cède aux candidats à la reprise des Girondins, il va créer une jurisprudence et que désormais chaque été d'autres clubs pourront s'immiscer dans la brèche qu'il est susceptible de créer en revenant finalement sur la sanction confirmée par la DNCG, le CNOSF et le tribunal administratif de Paris.