LFP : Aulas viré de la Ligue avec l'OM et le PSG, Caïazzo s'indigne

LFP : Aulas viré de la Ligue avec l'OM et le PSG, Caïazzo s'indigne

Photo Icon Sport

On le savait depuis quelques jours, Nasser Al-Khelaifi (PSG) et Cédric Dufoix (OM) étaient sur la sellette pour les élections au bureau du Conseil d'administration pour des raisons réglementaires. Mais Jean-Michel Aulas (OL) pourrait, lui, manquer de soutien et passer aussi à la trappe. Et à la veille du derby, c'est le président de l'ASSE qui s'indigne de tout cela.

La prochaine élection du Conseil d'Administration de la Ligue de Football Professionnel et du bureau de ce même CA, prévue mercredi 5 octobre, pourrait bien tourner au vinaigre. En effet, si Nasser Al-Khelaifi, Cédric Dufoix et Waldemar Kita risquent de ne même pas pouvoir se présenter car ils ont transmis en retard l'extrait de casier judiciaire demandé, Jean-Michel Aulas aurait également des soucis à prévoir. Selon L'Equipe, l'attitude du président de l'Olympique Lyonnais lors des négociations entre l'Association Européenne des clubs et l'UEFA pour réformer la Ligue des champions n'a pas été du goût d'une majorité de présidents de Ligue 1, lesquels ont estimé que Jean-Michel Aulas avait pensé à Lyon avant de penser au football français.

Autrement dit, au moment du vote, des voix pourraient bien manquer au patron de l'OL pour conserver son poste de vice-président de la LFP, une fonction qu'il occupe depuis 25 ans. De quoi mettre en colère Bernard Caïazzo, président de l'ASSE et du syndicat Première Ligue, qui estime que la LFP perdrait sa légitimité si cette histoire se confirmait dans les faits. « Si l'OM et le PSG ne peuvent pas se présenter et que Lyon n'est pas élu, la légitimité et la crédibilité du CA de la Ligue feront débat. J'ai toujours dit que tous les clubs ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Mais j'invite les clubs à s'interroger sur la crédibilité de la Ligue pro. L'OM, le PSG et Lyon, ce sont les trois clubs français les plus puissants médiatiquement, mais aussi sur le plan économique. À eux trois, ils font plus de la moitié du chiffre d'affaires du football professionnel français. Je ne peux pas nier qu'un problème de représentativité pourrait se poser s'ils étaient absents du CA. C'est comme si le Barça, le Real et l'Atlético ne siégeaient pas à la Ligue espagnole », fait remarquer, dans le quotidien sportif, Bernard Caïazzo. Vivement mercredi...

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