Ces avocats qui pourraient libérer le PSG du fair-play financier

Ces avocats qui pourraient libérer le PSG du fair-play financier

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Mis en place par l’UEFA, le fair-play financier a provoqué des premières sanctions au printemps dernier, quand l’instance européenne a réduit la marge de manœuvre de Manchester City et du PSG, notamment, sur le marché des transferts en raison d’un déséquilibre financier prononcé. Depuis, les dirigeants parisiens ont régulièrement rappelé qu’ils étaient coincés par cette sanction, et ne pouvaient pas recruter comme bon leur semble, malgré des moyens financiers importants à leur disposition. Une contradiction qui n’est pas conciliable avec le droit européen, estime Maitre Emmanuel Daoud, avocat qui fait partie de ceux qui ont porté plainte contre le fair-play financier. 

« Le FPF est une violation du droit communautaire. Il restreint la concurrence parce qu’il limite la possibilité d’investir. Le FPF ne permet pas par exemple à un club finlandais ou danois de grandir, il ne permet pas à investisseur de placer son argent dans l’engagement de joueurs pour élever le niveau de l’équipe. Cela, dans le droit, tel que nous le comprenons et interprétons, n’est pas légal. Le FPF crée une élite intouchable. Et il affecte les droits de libre circulation du capital, des travailleurs et des services. Tous protégés par l’Union Européenne. Nous allons exiger une annulation. Ensuite, nous pourrions demander la suspension par mesure de précaution et réclamer au juge français l’application immédiate du droit européen. S’il considère que la problématique est trop compliquée pour lui, nous exigerons qu’il transfère la question à la Cour européenne de Justice afin d’évaluer de quelle manière ce règlement de l’UEFA affecte le droit européen. Quand ? Nous attendons un jugement en première instance à la fin de l’année », a expliqué dans AS Maitre Daoud, qui prend aussi comme référence le cercle vicieux que ces interdictions provoquent. 

« L’été dernier, le PSG n’a pu recruter Angel Di Maria à cause des sanctions de l’UEFA. Si je suis supporter du PSG, j’y perds en terme de spectacle et de qualité. Et comme l’UEFA dit à ce club qu’il doit augmenter ses revenus, les prix montent. Le préjudice est double. Pourquoi les clubs en question n’ont pas bougé ? Disons que l’UEFA n’est pas très démocratique. Et il y a ce qu’on appelle un abus de position dominante. L’UE interdit d’ailleurs ce genre de pratiques. Et comme le club risque la sanction sportive… », confié cet avocat qui sera amené à plaider fin février devant le tribunal de Bruxelles pour contester la validité du fair-play financier, et son application sur le football européen.

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