Les Canaris sont-ils déjà cuits ?

Les Canaris sont-ils déjà cuits ?
Derniers de Ligue 1 après quatre journées, les Nantais sont déjà en situation de crise. Un triste retour dans l’élite pour une équipe qui mérite mieux.

L’effet entraîneur…

Waldemar Kita a beau taper sur la table, un club de football ne se gère pas comme une banale entreprise. S’il suffisait de se fâcher pour faire gagner ses joueurs, ça se saurait depuis longtemps et Montpellier serait champion de France depuis plusieurs années. Mais là où Loulou Nicollin sait rester philosophe, le patron du FC Nantes a lui la gâchette facile. Après avoir sacrifié Michel Der Zakarian, qu’il soutenait comme la corde soutient le pendu, Waldemar Kita avait crû dénicher la perle rare en la personne d’Alain Perrin. Hélas pour lui, l’ancien coach marseillais et lyonnais, qui a déjà goûté du « président omniprésent », a refusé l’offre. C’est donc Christian Larièpe, responsable du recrutement, qui s’est dévoué pour assurer l’intérim. Une mission dont on peut dire qu’elle n’a pas eu d’effet puisque devant leur public, déjà énervé, les Nantais ont été corrigé par Le Mans (1-4). " Dans les vestiaires, ce n’est pas aux joueurs mais aux hommes que je me suis adressé. Il faut que chacun fasse sa propre analyse. Je continue à croire en cette équipe. On manque d’une certaine forme d’humilité et de rigueur (…) On a touché le fond ce soir, on ne peut que rebondir ", expliquait Christian Larièpe après le match. David de Freitas est lui plus expéditif : "  C’est simple, on a été nul. "

Et maintenant ?

La trève internationale va donc faire le plus grand bien à un club déjà en surégime. Waldemar Kita, dont la démission a été demandée par une partie du public, tentait à la fois de souligner la situation du club, mais également ce qu’il avait apporté au club, histoire de répondre aux supporters mécontents. " La salade ne prend pas bien ! Toutes les questions doivent être posées, il faut être réaliste. Mais il n'y a quatre matches et ce n’est pas l’heure du bilan (…) Dès qu'on essaye de faire quelque chose dans le football professionnel, on sait très bien ce qui se passe. Il faut s'habituer, il ne faut pas réagir. J'aimerais bien que tout ces gens qui crient voient tout ce qu'on a fait depuis un an au niveau organisationnel, au niveau financier ", avouait Waldemar Kita sur RMC. Dans deux semaines, Nantes aura probablement trouvé un nouvel entraîneur qui pourra fêter sa nomination avec un voyage…au Parc des Princes. Ça donne envie.

Claude Dautel