Diouf président de l’OM, « ‍une anomalie sympathique ‍» selon lui

Diouf président de l’OM, « une anomalie sympathique » selon lui

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Ancien journaliste puis agent de joueur, Pape Diouf est surtout resté dans l’histoire du football français pour avoir été le président de l’OM de 2005 à 2009. Désormais redevenu homme d’affaires, le dirigeant sénégalais est néanmoins très écouté au sein du football africain et possède également des avis très tranchés sur la Ligue 1. A l’approche de la CAN qui débutera dans quelques semaines, Diouf a donc été interrogé sur la fameuse affaire des quotas et des binationaux qui a secoué le football français au printemps dernier. Pour l’ancien patron de l’OM, s’il y a bien des inégalités dans le monde du ballon rond, le choix des joueurs concernés est tout simplement dicté par leur niveau de jeu et leurs chances de jouer en équipe de France, qui possède quasiment à chaque fois la priorité. 


« Pape Diouf président de l’OM, des circonstances l’ont propulsées à ce poste. C’était simplement une anomalie. Sympathique diront certains. Le football ne peut être exemplaire dans une société qui ne l’est pas. Pour revenir à l’histoire des quotas et de la binationalité, ce ne sont rien d’autres que des gens de parents d’origine étrangère qui se considèrent comme Français. Tous les meilleurs binationaux - je parle dans sa globalité, avec ceux qui peuvent demander une deuxième nationalité - ont joué pour la France : Zidane, Benzema, Boli, Desailly ou Nasri. Tous ceux partis jouer pour la patrie de leur parents n’ont pas été retenus en équipe de France », a résumé à Afrik-Foot un Pape Diouf qui estime que ce sont les chances de jouer chez les Bleus ou non qui déterminent l’avenir international de nombreux joueurs.