Euro 2016 : Le risque c'est « 50 abrutis dans un stade »

Euro 2016 : Le risque c'est « 50 abrutis dans un stade »

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Les événements intervenus samedi à l’Allianz Riviera, un des stades qui accueillera l’Euro 2016, a provoqué de nombreuses réactions, notamment parce que certains s’étonnent que l’accès à la pelouse soit aussi facile. Réagissant à tout cela sur RTL, Jacques Lambert, le patron du Comité d’Organisation de l’Euro 2016, a clairement fait comprendre qu’il était difficile de maitriser à 100% la sécurité d’un stade où quelques dizaines d’énervés peuvent vite plomber l’ambiance. Mais pour Lambert, il est clair que l’énorme majorité du public ne mérite pas un traitement spécial à cause des perturbateurs.

« On ne conçoit pas des stades pour prévenir des agissements de 50 abrutis. Un stade est fait pour accueillir de façon pacifique 30.000, 50.000, 80.000 personnes. S'il fallait construire ces stades, prévoir leur aménagement en se projetant sur ce que peuvent faire de façon irresponsable quelques dizaines d'individus, ça ne serait pas la peine de refaire des stades neufs. On peut garder nos vieux stades et puis on continue à vivre avec ces outils dépassés. Un stade neuf est fait aujourd'hui pour que les gens y soient bien et pas pour qu'il soit parqué derrière des grillages ou derrière des barreaux.. Ça fait un an maintenant que nous travaillons avec le ministère de l'Intérieur, avec chacun des préfets au plan départemental pour préparer le dispositif de sécurité. On n'est pas naïf. Les risques, ils existent. On est là pour les prévenir, on est là pour mettre en place des dispositifs qui permettront de faire face aux incidents possibles. Des incidents, il peut y en avoir. On est là pour essayer de les éviter et pour qu'ils soient maitrisés, contrôlés. Ça ne sert à rien d'avoir peur », a prévenu le responsable de l’organisation de l’Euro 2016, conscient que la France sera regardée de près pendant ce mois de compétition.