PSG : Le fichage ethnique, c’est normal et répandu explique Riolo

PSG : Le fichage ethnique, c’est normal et répandu explique Riolo

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Comme on pouvait s’y attendre, le Paris Saint-Germain n’est pas épargné par les critiques depuis les révélations de Mediapart.

Difficile d’échapper à ce traitement après l’utilisation d’un fichage ethnique pour le recrutement de son centre de formation. Pour rappel, le PSG a lui-même reconnu et condamné cette manière de caser les jeunes dans des catégories telles que « Français », « Africain », « Antillais » et « Maghrébin ». Une pratique indéfendable, enfin presque. Car de son côté, Daniel Riolo a trouvé le moyen de justifier les agissements du club parisien, en expliquant que tout le monde faisait pareil.

« Prendre en compte l’origine sociale, l’origine culturelle, l’éducation d’un joueur, en gros ne pas s’en tenir qu’à ses pieds et au ballon, c’est la base de tous les recrutements, a défendu le consultant de RMC. En France et partout dans le monde. Ailleurs, ça se dit. Tranquillement. Les Anglais, par exemple, sont parmi les plus pointus. Si Élise Lucet et Mediapart vont enquêter là bas, ils vomissent du matin au soir... »

L’Afrique, un sujet sensible ?

« Tout cela est pourtant assez simple à comprendre. Depuis toujours, les clubs font attention à plusieurs choses. L’idée est que l’effectif soit homogène et que le collectif fonctionne le mieux possible. Trop de joueurs africains ? Il faut gérer la CAN, l’éventuelle bi-nationalité. Les clans ? Aussi. Aucun club ne prendra cinq Ivoiriens par exemple. Le souci à ce stade, c’est qu’on parle de l’Afrique et qu’au lieu d’essayer de réfléchir, on se braque », a regretté le supporter parisien, qui a également rappelé l’exemple du clan brésilien au PSG.

Un scandale 100 % français

Autre situation comparable selon lui, celle qui concerne les joueurs musulmans dans la mesure où les clubs redouteraient la période du ramadan. « Il faudra un jour comprendre que dans le recrutement, ce n’est pas la couleur qui commande, c’est la culture, l’origine sociale, l’éducation, a-t-il insisté. Ceux qui font des raccourcis liés à la couleur et foncent tête baissée vers le fichage ethnique n’ont rien compris ! (C’est) une tartufferie monumentale comme la France les adore. Un pays ou les procès en racisme sont quotidiens. C’est tellement plus simple l’hypocrisie générale. » Entre Riolo et Pierre Ménès, le PSG s'est trouvé de sacrés avocats.