OL : Aulas remet une droite à Al-Khelaifi et au PSG

OL : Aulas remet une droite à Al-Khelaifi et au PSG

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Toutes les occasions sont bonnes pour Jean-Michel Aulas de dire tout le mal qu'il pense du financement par le Qatar du Paris Saint-Germain. Alors, invité de RMC, le président de l'Olympique Lyonnais en a remis une couche lorsque le sujet a été évoqué. Et Jean-Michel Aulas n'en démord pas, sans un changement des règles, le PSG est invincible en Ligue 1 et va rendre la compétition nationale sans aucun intérêt, sauf pour les accessits.

« Titiller le PSG, c’est très compliqué. On est dans deux sphères totalement différentes, sur le plan budgétaire et sur le plan de la dynamique. Maintenant, pour le championnat qui nous intéresse, celui de la 2-3e place, on considère que l’on a tout ce qu’il faut (…) La réalité des chiffres est quand même criarde. Vous avez d’un côté un budget de 550ME, de l’autre côté et on en est très fier, un budget qui pourrait monter à 250ME dès cette année grâce aux options prises avec le stade. On a construit un camp d’entraînement, deux nouvelles académies. On a investi un peu moins de 500ME ces dernières années. Il nous fera 3 à 5 ans pour retrouver une concurrence avec les premiers clubs européens. Le projet est bâti comme cela. Mais à court terme, il y a un gros écart encore avec le PSG (…) Là, nous avons en face de nous un Etat qui n’investit pas dans les règles économiques libérales traditionnelles, avec une obligation de résultat et qui, chaque année, met 200-250 millions de financement complémentaire. Du coup, on arrive à cet écart de 31 points. Je n’ai rien contre le PSG. Je suis même heureux lorsque le club va le plus loin possible en Ligue des champions. Cela rapporte un certain nombre de points à la France. Mais je suis aussi soucieux de l’équilibre économique de l’ensemble. Les chaines ne peuvent pas tenir durant des années s’il n’y a plus de compétition pour la première place. Il faut retrouver un équilibre et une ambition pour le championnat de Ligue 1 », a expliqué Jean-Michel Aulas, déterminé comme jamais à faire changer les choses. Pour l’instant, la FFF et la LFP ne paraissent pas très sensibles aux arguments du président de l’Olympique Lyonnais. Le seront-ils un jour ?