Govou : «Le discours de Puel a été mal perçu»

Govou : «Le discours de Puel a été mal perçu»

Dernier gardien du temple, Sidney Govou a profité du calme après la tempête pour analyser les raisons de l’échec de Lyon cette saison.

L’attaquant lyonnais, bien parti pour rester à l’OL la saison prochaine, est depuis le départ de Juninho le plus ancien de la maison rhodanienne. Une expérience qui lui permet d’essayer d’analyser les raisons de l’échec de cette saison, qui a coïncidé pour l’international tricolore avec l’arrivée un peu trop musclée de Claude Puel à la tête de l’équipe.  « Je pense que son discours, sa façon d’amener les choses a été mal perçue par pas mal de joueurs. Sous Alain Perrin, ce n’était pas folklorique mais c’était plus cool dans la vie de tous les jours. Et quelque part, ça avait des répercussions sur le jeu. Bon, on n’était pas très bien organisés sur le terrain mais on était libres. Cette rigueur a été mal perçue par quelques joueurs. Certains ont adhéré plus que d’autres et il n’y avait plus d’osmose entre nous. Alors ça ne crée pas de conflits entre les mecs mais ça commence à devenir compliqué... Car à trop vouloir mettre de l’ordre, parfois, on s’égare un peu… », a expliqué Sidney Govou dans les colonnes de Planète Lyon.


Mais l’arrivée de Claude Puel n’est bien sûr pas la seule raison pour laquelle l’OL a laissé échapper le titre de champion de France. Les retombées de la spectaculaire élimination en Ligue des Champions face à Barcelone ont creusé la tombe des joueurs. « Oui, le groupe a été touché. Qu’on dise en gros qu’on est des loosers, qu’on n’y arrive jamais alors que les autres clubs français n’étaient même pas qualifiés pour les 8èmes ! Surtout après le quart Barcelone-Bayern. Parce que quand on a lu les commentaires sur l’élimination du Bayern dans la presse française et qu’on a comparé avec les nôtres, les analyses étaient complètement différentes. On aurait dit que le Bayern était tombé contre une super équipe. Et que nous, on n’avait pas le niveau. Ça, c’était dur à avaler », a reconnu Sidney Govou, pour qui la dernière année de contrat qu’il lui reste à effectuer pourrait être celle de la rédemption, d’un point de vue personnel comme collectif.