Frey arrête les Bleus

Frey arrête les Bleus
Le gardien de la Fiorentina a annoncé ce jeudi qu’il n’était plus disponible pour l’équipe de France tant que Domenech serait en place.

Les jeunes au pouvoir

Troisième gardien des Bleus au dernier championnat d’Europe, Sébastien Frey n’a pas digéré d’avoir été snobé par Raymond Domenech pour le match amical en Suède de mercredi. Le sélectionneur tricolore lui avait préféré les deux jeunes sous la lumière des projecteurs actuellement en Ligue 1 : Steve Mandanda et Hugo Lloris. Cette décision a certainement précipité l’annonce que vient de faire le gardien de la Fiorentina, qui s’est mis en retraite internationale à seulement 28 ans. "Cela fait dix ans que je suis dans l'entourage de l'équipe de France, mais ma non-convocation m'a fait réfléchir et comprendre que je n'entre pas dans les projets futurs de cette équipe. J'ai eu très peu de satisfactions (en Bleu) et très peu d'opportunités de montrer combien je tiens à ce maillot. Tout le monde rêve de jouer en sélection, c'était aussi mon rêve, mais je préfère maintenant, tant que le staff technique sera en place, me consacrer uniquement à la Fiorentina. Je refuserai donc toute éventuelle convocation future avec les Bleus", a déclaré l’ancien gardien de Parme dans une conférence de presse à Florence.

Frey, le deuxième Trezeguet

Concrètement, la présence de Raymond Domenech au poste de sélectionneur a beaucoup pesé dans la balance, ce qui laisse penser que la porte n’est pas totalement fermée. "Je respecte ses choix et je ne veux pas lui manquer de respect. Si un jour il doit y avoir des changements alors nous en reparlerons", a tout de même clairement fait comprendre Sébastien Frey, qui devait certainement espérer cet été un changement de sélectionneur. Avec seulement deux sélections et sa fameuse boulette « du projecteur » face à l’Ukraine, Sébastien Frey n’est forcément pas un « meuble » de la maison bleu qui claque la porte. Mais il accompagne désormais David Trezeguet dans le clan des anti-Domenech déclarés. Une mode inquiétante.
Guillaume Comte