EdF : Lizarazu est hard, « prendre une petite fessée c'est bien »

EdF : Lizarazu est hard, « prendre une petite fessée c'est bien »

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Bixente Lizarazu a été déçu de la performance des Bleus vendredi soir contre la Colombie. Et le champion du monde 98, consultant pour TF1 et L'Equipe, ne le cache pas, il est étonné de la manière dont les footballeurs français ont semblé prendre de haut une formation sud-américaine très motivée. Mais pour Liza, cette leçon donnée par la Colombie sera probablement très utile dans les mois qui viennent.

« Il doit aussi y avoir la volonté farouche de montrer au monde entier que la France est un adversaire dangereux. On n'a pas le droit de prétendre faire partie des favoris et lâcher mentalement comme ça. Nous avons fait environ vingt-cinq à trente bonnes minutes et subitement nous avons éteint la lumière. Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Tu peux rater un match, mais se rater comme ça dans l'approche psychologique, dans la discipline, à ce moment de la saison, c'est plus surprenant. La Coupe du monde, c'est demain (...) Il y a eu des erreurs individuelles, bien entendu, mais ce qui m'a marqué, c'est le manque de cohésion collective en deuxième période. Au plus haut niveau, tout le monde doit faire un petit effort de discipline, de repli défensif. Je n'ai pas vu cette force. Si on voit les choses de façon plus positive, « prendre une petite fessée maintenant c'est bien », ça remet les idées en place. Ça rappelle qu'il ne faut pas se voir trop beau (...) Il faudra aussi voir plus de leadership, à tous les postes. Certains joueurs n'ont plus l'excuse de leur jeunesse. Raphaël Varane doit s'affirmer comme le patron de la défense. Matuidi doit jouer ce rôle-là au milieu car c'est le plus expérimenté, comme Olivier Giroud devant. Antoine Griezmann doit aussi faire un effort. Il ne peut pas se satisfaire de n'être qu'un simple leader technique. Il doit porter un peu plus son équipe, forcer sa nature. La force d'une grande équipe, c'est d'avoir de la personnalité », écrit, dans le quotidien sportif, un Bixente Lizarazu qui sait de quoi il parle. Car dans l’équipe 98, les forts caractères ne manquaient pas, et c’est peut-être le défaut principal de la version 2018 de l’équipe de France.