La FFF joue à un très dangereux selon le journaliste indépendant Romain Molina, persuadé que les finances dans le rouge ne pourront être sauvées que par un excellent Mondial des Bleus.
Une étrange polémique a fait l’actualité de
l’équipe de France dans la foulée de l’annonce de la liste pour la Coupe du monde. Le président de la Fédération Française de Football aurait demandé aux joueurs de revoir à la baisse leur prime pour la Coupe du monde, quelques mois seulement après avoir convenu de les augmenter.
Un beau parcours des Bleus ou la ruine ?
Philippe Diallo a démenti cette information, expliquant qu’il n’avait pas encore parlé aux joueurs, mais plusieurs médias ont confirmé que la situation était tendue au niveau des finances de la 3F et que tout le monde allait être prié de faire un effort.
Toujours très suiveur de l’actualité des instances, Romain Molina a mis les pieds dans le plat et a confirmé les soucis financiers de la FFF, et notamment les dépenses fastueuses qui plombent les comptes. Mais surtout, pour le journaliste indépendant, c’est le fait d’ignorer le problème qui pourrait mettre l’instance fédérale en très grand danger si jamais les Bleus ne vont pas très loin en Coupe du monde.
« La FFF va très, très mal économiquement (déficit annuel record) mais pas de souci : on continue à embaucher avec des énormes émoluments (un nouveau directeur pour la future L3 notamment avec salaire à cinq chiffres par mois). Le futur financier de la fédération dépend notamment du parcours de l'équipe de France à la Coupe du Monde. Le pire, c'est que les génies à la tête de la FFF n'ont rien anticipé et pensent que "ça va aller" (tout en demandant aux joueurs de baisser les primes que le président Philippe Diallo avait doublées il y a quatre mois…) », a livré Romain Molina.
Des révélations qui font écho aux difficultés financières connues depuis quelques années par la FFF, qui demande donc un effort à ses internationaux pour baisser leur prétention. Pour le moment, les joueurs n’ont pas répondu à cette demande, mais ils ne seraient pas très chauds à l’idée d’être le seuls à faire un effort financier pour justifier le train de vie des dirigeants du football français.