PSG : Paris peut avoir la peau du fair-play financier, un avocat se lâche !

PSG : Paris peut avoir la peau du fair-play financier, un avocat se lâche !

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Les révélation de Mediapart sur un possible accord à l'amiable entre l'UEFA et le Paris Saint-Germain afin que le club de la capitale ne soit pas sanctionné en matière de fair-play financier continuent à faire des vagues. Mais si certains ont joué les vierges effarouchées en découvrant ces négociation confidentielles, d'autres font remarquer que l'UEFA a tout intérêt à trouver des accords avec des clubs, car il semble de plus en plus probable que le PSG peut faire exploser l'instance européenne du football et les règles du fair-play financier si le dossier part devant la Cour Européenne de justice. 

Dans Le Parisien, un avocat spécialisé dans le football affirme que le Paris Saint-Germain peut dynamiter les textes appliqués par l'UEFA, et qu'il est évident que le fair-play financier pourrait bientôt disparaître. « Est-ce qu’une plainte du PSG précipiterait réellement la fin du Fair-play financier ? Oui, car il est légalement très critiquable. La cour de justice a établi que le foot est un marché avec des clubs-entreprises et des joueurs salariés. Elle réclame donc que le foot applique les règles communes du monde économique. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec un certain nombre de règles contraignantes. Je ne doute pas que le PSG le rappelle à l’UEFA dans le cadre des prochaines négociations… C’est pour cela que l’UEFA ne peut pas être trop ferme avec un club comme Paris, explique Maître Thierry Granturco, qui ne voit pas le fair-play financier avoir une vie très longue. Je doute déjà qu’il ait un présent. Il ne fonctionne pas bien. Les deux objectifs principaux n’ont pas été atteints. Si les dettes des clubs ont effectivement diminué, cela n’a pas réduit l’inflation des transferts et des salaires. Cela a accentué le fait de scinder davantage le foot entre les très riches et les clubs moyens ou pauvres. Le FPF pousse à la création d’un oligopole de huit à dix clubs. D’autres l’acceptent également car il permet d’écarter la majorité des clubs loin de cet oligopole. En tant que garant de ce système, l’UEFA est garante du fair-play et essaie donc d’arrondir les angles. »