Le Havre risque de n'avoir ni Adriano, ni repreneur...

Le Havre risque de n'avoir ni Adriano, ni repreneur...

Photo Icon Sport

Vénérable club du football français, puisqu’il en est le vétéran, Le Havre vit des heures compliquées dans ses coulisses. En effet, alors qu’il y a quelques jours encore on évoquait la possible venue d’Adriano en Haute-Normandie, tout parait de plus en plus flou. Selon Paris-Normandie, Christophe Maillol, qui promet de racheter le club doyen depuis plusieurs semaines et a des ambitions énormes, n’a toujours rien apporté. Et au sein des dirigeants havrais, si Jean-Pierre Louvel s’accroche à son projet de vendre le HAC, certains de ses collègues lâchent l’affaire et ce qu’ils ont sur le coeur.

« Ce dossier est compliqué, flou et je me rends compte aujourd'hui, via de fausses déclarations, que le droit des sociétés n'est pas respecté. On a acté la vente, mais les fonds ne sont pas là. Comment est-ce possible ? D'ailleurs, ces fonds, ils sont où ? Existent-ils ? On nous parle de 6 millions, de 10, de 17, et pourquoi pas 20 ou 30 millions d'euros ? Et puis, à qui a-t-on vendu ? À quelqu'un qui est interdit bancaire ! On marche sur la tête. On a signé le 8 août, avec une condition suspensive, à savoir que si le 18 août les fonds n'étaient pas là, on pouvait annuler la vente. Cette annulation a été demandée, mais Jean-Pierre Louvel est passé en force. Et aujourd'hui, on en est où ? On passe pour des clowns (…) Je voudrais juste comprendre, savoir... Sincèrement, j'ai peur pour le club », lance, dans le quotidien régional, Patrick Morvan, un des actionnaires du club qui vient de démissionner. Et selon Paris-Normandie, Jean-Claude Lorette, membre du directoire du Havre et parfois caution financière du club, a lui quitté son bureau au siège du HAC, sans toutefois avoir démissionné. A priori, la vente devait se faire le 1er septembre, puis début octobre, on parle désormais du 27 octobre...voire plus tard car rien n’est arrivé dans les caisses du Havre…Pour Jean-Pierre Louvel, grand pourfendeur de Luzenac cet été, la pilule pourrait être amère. 

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