Pierre Ménès clashe Riolo sur les cas Bielsa et Blanc

Pierre Ménès clashe Riolo sur les cas Bielsa et Blanc

Photo Icon Sport

Consultants vedettes du paysage médiatique français, Daniel Riolo et Pierre Ménès ne sont pas souvent en opposition franche sur les sujets qui fâchent. Mais en ce qui concerne l’inénarrable débat sur les qualités des entraineurs en France, le désaccord est flagrant. Si Pierre Ménès défend bec et ongles Laurent Blanc, estimant qu’il était trop facile de taper sur l’entraineur parisien de manière systématique, Daniel Riolo a fait du champion du monde 1998 sa cible favorite, tandis qu’il loue les qualités de Marcelo Bielsa (OM) et Leonardo Jardim (Monaco). Des entraineurs étrangers qui ont pourtant la vie dure en France, où aucun cadeau ne leur est fait en raison d’un corporatisme très vieux jeu. Une théorie que ne partage pas Pierre Ménès, comme il l’a confié sur FootMarseille.   

« C'est son dada à Daniel. Comme on fait les vidéos pour FIFA, on a souvent l'occasion d'échanger. Lui pense qu'il y a un corporatisme français, moi je pense que si Laurent Blanc était le coach de l'OM et qu'il avait perdu six de ses huit derniers déplacements, l'analyse ne serait pas la même avec le même contenu. Après, le corporatisme contre Ancelotti, je pense aussi que c'est un corporatisme contre le PSG version Qatar. L'année dernière, on a quand même donné le titre de meilleur entraîneur à René Girard alors que Laurent Blanc a fait le record de points de la Ligue 1 avec son équipe. Alors, ok, il a une équipe de milliardaires, avec zéro pépin quasiment l'année dernière, mais au moins Ancelotti avait été ex æquo avec Galtier. Je n'y crois pas à ce corporatisme. Pour moi la preuve, c'est Gourvennec : il est français et il fait l'unanimité. Que Bielsa soit argentin, portugais, suisse ou croate, je n'en ai rien à cirer. Je ne vois pas l'intérêt d'un corporatisme. Quiconque fait progresser le football français, et nos footballeurs français quand il y en a, est important », a noté le consultant de Canal+, qui estime lui que Bielsa possède un traitement de faveur, et pas seulement de la part de Daniel Riolo. 

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