La Première Ligue n’y pourra rien, la L1 est condamnée

La Première Ligue n’y pourra rien, la L1 est condamnée

Photo Icon Sport

En réaction à l’exode des joueurs de Ligue 1 vers la Premier League, les présidents de l’élite française ont créé leur propre syndicat. Mais selon Pascal Praud, rien ne pourra empêcher la hiérarchie qui s’installe.

Comme nous vous l’indiquions mardi, 19 présidents de Ligue 1 ont décidé de quitter l’UCPF pour former leur propre syndicat nommé « Première Ligue ». Il s’agit évidemment d’une référence au championnat anglais dont la suprématie financière agace les dirigeants français. Reste à savoir si cette nouvelle organisation présidée par Bernard Caïazzo aura le pouvoir de changer les choses. Pascal Praud en doute fortement.

« Je comprends l'inquiétude des dirigeants du foot professionnel. 16 joueurs de Ligue 1 ont traversé la Manche cet été. D'Anthony Martial, à Dimitri Payet en passant par les frères Ayew et Yohan Cabaye. L'exode a commencé et rien ne l'arrêtera. Ce syndicat, quelle que soit sa bonne volonté, ses intentions compréhensibles ou ses projets novateurs, n'empêchera pas la Premier League de piller le championnat de France. Comme la Belgique, la Bulgarie ou les Pays-Bas hier, notre Ligue 1 est démonétisée. Ainsi vit le grand marché libéral. Les plus forts mangent les plus petits. L'argent est le nerf de la guerre et les amis de Bernard Caïazzo n'ont pas le sou », a constaté le journaliste sur son blog Yahoo.

« L’écart est trop grand »

« Que proposent-ils ? Que la Ligue 2 ne perçoive rien des droits de télévision ? La belle affaire ! La Ligue 2 touche 100 millions d'euros. Reverser cette somme à la Ligue 1 ne changera rien. Alors bien sûr, ce syndicat peut se battre pour que la taxe Buffet disparaisse (5% des droits TV sont prélevés et reversés aux autres sports), pour que l'imposition fiscale soit moins forte ou que la Ligue 1 passe à 18 clubs. Mais au fond, cela ne changera pas grand-chose, a-t-il répété. L'écart est trop grand. Alors quelle solution ? Le Paris Saint-Germain est condamné à dominer la compétition. Margarita Louis-Dreyfus refuse d’investir à Marseille et le club effraie les repreneurs. Lyon est au maximum de ses possibilités. Monaco a compris que le Rocher est trop petit. Bref, le foot français commence une traversée du désert. A moins qu’il ne s’y enlise sans jamais en sortir. » Difficile d’être plus pessimiste pour le football français…

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