La L1 ulcérée d'une éventuelle taxe pour lutter contre l'islamisme radical

La L1 ulcérée d'une éventuelle taxe pour lutter contre l'islamisme radical

Photo Icon Sport

Les années passent et Daniel Cohn-Bendit ne perd pas son sens de l’agitation, comme il l’a encore prouvé cette semaine. Invité de France 2 au sujet des dramatiques événements qui ont touché notre pays depuis une semaine, celui qui était surnommé Dany le Rouge en mai 1968 a suggéré que les clubs de football français soient taxés pour financer des actions sociales afin de lutter contre l’islamisme radical, lançant l’idée d’un prélèvement de 2% sur tout ce qui rapporte de l’argent aux clubs. 

Cette idée a fait bondir la totalité des présidents de Ligue 1, lesquels estiment que Daniel Cohn-Bendit en fait un peu trop sur ce sujet et n’a aucune leçon à donner en matière d’implication sociale aux clubs de football. « Avant de parler et de balancer ça en pâture à l'opinion, il faut connaître ses dossiers. Notre contribution est déjà très importante. J'ai autre chose à faire que de répondre à des gens qui profitent des malheurs du pays pour sortir des sottises comme celle-là », a répondu, dans l’Equipe, Olivier Sadran, président du TFC tandis que Bernard Caïazzo n’a pas été plus tendre. « Il doit parler du football allemand, pas français. Pour être taxé, il faut avoir des résultats financiers. C'est une aberration totale. Aucun secteur ne fait autant que le football. À Saint-Étienne, comme dans beaucoup de clubs, on a une fondation. On n'a pas de leçons à recevoir de ce point de vue là », fulmine le dirigeant de l’AS Saint-Etienne.

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