Le pétage de plombs de Le Graët face à Jérôme Champagne

Le pétage de plombs de Le Graët face à Jérôme Champagne

Photo Icon Sport

Candidat à la présidence de la FIFA, Jérôme Champagne est actuellement en pleine campagne pour récupérer des votes et convaincre les fédérations de lui faire confiance pour diriger l’instance mondiale. En France, cela s'est très mal passé.

Ce jeudi, l’ancien diplomate était à Paris pour rencontrer Noël Le Graët, afin de savoir s’il pouvait compter sur le soutien de la France pour le vote du 26 février prochain. Et Champagne s’est heurté à un président de la Fédération Française de Football plutôt odieux selon l'ancien secrétaire général adjoint de la FIFA. Sans consulter le comité exécutif ni les autres instances du football français, Le Graët a fait savoir que son vote irait à Gianni Infantino, qui remplace numériquement Michel Platini. Désireux au moins d’exposer son point de vue devant les membres de la FFF, Champagne a insisté pour avoir un temps de parole devant le comité exécutif, alors que ses idées ont intéressé des membres de l’instance.

Selon Le Parisien, Le Graët a alors tout bonnement insulté Champagne, ce que l’intéressé a confirmé à l’AFP. « Je lui ai dit que j’allais attaquer cette décision. J'ai été insulté », a confié le candidat français, qui a été traité «  de petit monsieur » avant de se voir répondre « je vous emmerde »  à plusieurs reprises avant que le président de la FFF ne quitte le lieu de rendez-vous. Une fois de plus, Le Graët va forcément faire grincer quelques dents. L’ancien président de Guingamp, qui avait soutenu Sepp Blatter becs et ongles jusqu’au bout, avait assuré que Michel Platini serait le prochain président de la FIFA, ou promet encore une France victorieuse de l’Euro avec Benzema et Valbuena, va un peu vite en besogne. En effet, ce jeudi, la LFP et l’UNFP (le syndicat des joueurs) ont annoncé leur préférence pour Jérôme Champagne, pour plusieurs raisons, et notamment son éventuelle présence à la tête de la FIFA qui serait un plus pour l’organisation des Jeux Olympiques 2024 à Paris, puisque le patron de l’instance mondiale a un droit de vote au Comité Internationale Olympique. « Les JO, je n’en ai rien à foutre », a balancé au Parisien un Noël Le Graët qui assure pourtant au journal francilien « rester toujours très aimable ».  Ça se discute…

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