Innocence, élections, Platini... Sepp Blatter lâche ses vérités

Innocence, élections, Platini... Sepp Blatter lâche ses vérités

Photo Icon Sport

Depuis que la fédération internationale de football est dans la tourmente, Sepp Blatter s'était fait relativement discret dans les médias. Mais ce jeudi soir, le président démissionnaire de la FIFA est sorti du silence.

Le dirigeant suisse a notamment assuré que le fameux versement d’1,8 million d’euros en 2011 à Michel Platini provenait bien d'un véritable accord oral entre les deux anciens dirigeants, désormais suspendus pour huit ans. « Il y a eu un accord oral, qui est également un contrat. C’est dans la loi suisse et dans le code d’organisation de la Fifa. Un contrat peut être fait oralement. Platini est innocent. Comme moi. Il n’y a rien là-dedans. C’est une affaire comptable. Pas une affaire d’éthique. Il y avait un contrat qui existait. Et on doit l’honorer. C’est ma philosophie », a expliqué, sur RMC, l'homme de 79 ans, avant d'en dire plus sur ses relations avec Platoche, qui « avait tout pour devenir le n°1 du foot mondial » : « Je ne crois plus qu’on soit ennemis avec Platini. Selon ses dernières déclarations, il me trouve sympathique. En septembre, quand on est passés devant le comité exécutif de la Fifa, on s’est demandé pourquoi. Depuis ce jour, je n’ai plus parlé avec Platini. Ni au téléphone, ni à l’écrit ».

Sepp Blatter est aussi revenu sur la fin de son règne à la tête de la FIFA débuté en 1998. Pour rappel, après s'être fait réélire à la présidence de l'instance mondiale pour la cinquième fois, le Suisse avait démissionné au début du mois de juin 2015. « Je suis triste de mon départ de la présidence de la Fifa. Il faut voir tout ce qu'on a fait pour le football. Le football n'a jamais été aussi bon qu'actuellement. On le joue partout. Le départ qu'on me prépare, c'est d'une tristesse. Il y a des situations contre lesquelles vous n'avez pas d'arme. Et d'un coup, vous n'avez plus d'amis. Je suis content d’arriver à la fin de mes responsabilités. Quarante-et-un an, c’est beaucoup. Mais je ne peux pas me séparer du football et de la Fifa. Je ne peux pas dire que c’est fini et que je ne fais plus rien. On a développé le football avec l’aide de la télévision. Je ne peux plus prendre une autre responsabilité dans le football. Mais j’aimerais bien que cette Fifa continue d’exister comme avant. Malgré tous ces scandales, la Fifa, c’est plus de 40 employés. La Fifa continue de fonctionner », a lancé l'ancien patron du foot mondial.

Alors que l’élection de son successeur va se dérouler le 26 février prochain, Sepp Blatter a donné son avis sur la suite des évènements. « Quatre des cinq candidats ont parlé avec moi. Je ne peux pas prendre parti. Ce n’est pas possible. Plusieurs fédérations nationales m’ont demandé pour savoir pour qui ils devaient voter. Je leur ai dit de leur faire en leur âme et conscience. Ça ne sera pas facile pour le nouveau président de mettre en route les réformes que j’avais annoncées. C’est ce que je regrette le plus. On m’a suspendu donc je n’ai pas pu travailler là-dessus. On a décapité la Fifa avec les suspensions de moi-même, de Jérôme Valcke et de Michel Platini le même jour, après une instruction très rudimentaire et sans avoir été écoutés par le tribunal », a lancé Blatter, qui a donc toujours du mal à comprendre les raisons de sa chute.

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