Quatre fans de l’ASSE détenus en Italie, leur avocat s’étonne

Quatre fans de l’ASSE détenus en Italie, leur avocat s’étonne

Photo Icon Sport

Arrêtés après le match d’Europa League entre la Lazio Rome et l’AS Saint-Etienne, quatre supporters stéphanois sont toujours en prison. Un traitement que leur avocat ne comprend pas.

Ces quatre supporters ne s’attendaient sûrement pas à ça. Alors qu’ils pensaient quitter le Stadio Olimpico tranquillement après la défaite de l’AS Saint-Etienne contre la Lazio Rome (3-2, 1er octobre), ces fans ont fini la soirée au poste de police. Une semaine plus tard, les quatre Français sont toujours détenus, à la plus grande surprise de leur avocat.

« La police ne l'a pas écrit mais ils ont été arrêtés alors qu'ils demandaient leur chemin à la police, a raconté Maître Lorenzo Contucci à France Bleu Saint-Etienne. Naturellement les policiers ont vu dans le fourgon les écharpes de Saint-Etienne. Ils ont dit qu'ils avaient vu des caisses de bières. En fait il y avait deux bouteilles de bière, et des petites. De là ils ont perquisitionné le véhicule. Il y avait des objets dans le fourgon, des objets dont la possession dans le cadre de manifestations sportives est interdite. Par exemple, des fumigènes, des pétards, feux d'artifice un couteau de cuisine, un bidon d'essence avec 10 litres d'essence. En Italie c'est considéré comme un délit même s'ils ne sont pas entrés avec ces objets dans le stade. C'est pour cela qu'ils ont été incarcérés, parce qu'ils n'ont pas de domicile en Italie où attendre jusqu'à leur procès. »

« Je ne dis pas que leur arrestation est exagérée, s'il existe des lois il faut les respecter, a-t-il reconnu. Si une loi existe pour prévenir les comportements dangereux il faut l'appliquer mais moi je retiens que l'interdiction de stade de 5 ans suffisait. Ce ne sont pas des criminels. Pour moi, en prison, ce sont les criminels qui doivent y aller, pas des jeunes jamais condamnés qui voulaient mettre de l'ambiance pour leur équipe. La loi italienne est sévère pour les supporters, elle l'est même plus par certains aspects que la loi anglaise. Le problème c'est que les supporters français ne le savent probablement pas. C'est un manque de coordination entre les autorités italiennes et le SLO (Supporter Liaison Officer, mis en place par l'UEFA) qui devrait faire le lien entre le club de foot, la police et les supporters étrangers. » A noter que leur passage au tribunal est prévu pour le 15 octobre prochain.

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