Inclinez-vous devant Ibrahimovic demande Pierre Ménès

Inclinez-vous devant Ibrahimovic demande Pierre Ménès

Photo Icon Sport

En ce début de saison, la double vie de Zlatan Ibrahimovic est passée au crible. A désormais 34 ans, le Suédois a déjà été blessé deux fois depuis le mois d’août, et ne pèse plus beaucoup sur le jeu parisien. Néanmoins, il continue de marquer et d’être jugé indispensable par son entraineur, même si sa position sur le terrain a encore une fois changé, puisqu’elle de plus en plus basse. Pour Pierre Ménès, il serait temps que l’on donne un peu de crédit au géant scandinave, non seulement parce que la saison ne fait que débuter et qu’Ibra a besoin d’enchainer les matchs pour être à son meilleur niveau, mais aussi parce que l’attaquant parisien est une star mondiale, et que la L1 n’en compte pas beaucoup. Son record de buts marqués avec le PSG l’atteste, Ibrahimovic est toujours là et ses détracteurs vont devoir faire avec. 

« En inscrivant un second penalty contre Marseille, dimanche dernier, Zlatan Ibrahimovic est devenu le meilleur buteur de l’histoire du PSG en trois saisons. Aujourd’hui, pour beaucoup, «Ibra» dérange, ralentit le jeu du PSG, inhibe ses coéquipiers – Cavani en priorité –, et serait carrément devenu un boulet. Quel manque de respect pour un joueur considéré par toute la planète comme une immense star. Ce qui est d’ailleurs indirectement admis par les médias français, qui nous font bouffer du Zlatan pour un oui ou pour un non, et parfois pour rien.

On en oublie l’essentiel : c’est l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic qui a donné une autre dimension au projet qatari du PSG. Par ses buts, ses sorties médiatiques impayables (je suis désolé, il me fait rire), mais aussi par son influence sur le terrain. Parce qu’Ibra est ce qu’on appelle «plus qu’un joueur». Ceux qui ont vu les joueurs du PSG dans le couloir de la Beaujoire, il y a quelques jours, ont pu comprendre cela. Après une première période épouvantable, Paris était logiquement mené par Nantes (1-0). Derrière la porte vitrée, on a clairement vu un seul joueur remonter son équipe : Zlatan. Trois minutes après la reprise, il égalisait, coupant définitivement les ailes aux Canaris. Un but tout pourri. Mais un but qui compte, qui fait mal à l’adversaire. Autrement dit, quel entraîneur assis sur le banc du PSG se priverait d’Ibra ? Ou inversement, si vous étiez l’entraîneur de l’adversaire des Parisiens, seriez-vous soulagé de voir Ibra absent ou pas ? Les gens objectifs ont la réponse », a expliqué un Pierre Ménès qui en profite pour glisser un tacle non dissimulé à Daniel Riolo, qui milite pour la disparition de Zlatan Ibrahimovic du 11 de départ du PSG depuis le début de la saison. 

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