Carrière explique pourquoi le PSG n’impressionne plus

Carrière explique pourquoi le PSG n’impressionne plus

Photo Icon Sport

Vainqueur à Lille ce mardi, le PSG a œuvré dans son nouveau style, dominateur et efficace. Car au final, les occasions ont été rares, comme cela avait été le cas vendredi dernier face à Rennes, pour le même résultat, une victoire 1-0. Mais la question que tout le monde se pose est la suivante : Paris pourra-t-il accélérer lorsque le rythme augmentera, notamment dans deux semaines contre Chelsea ? Pour Eric Carrière, fin analyste du jeu parisien, le PSG pourrait avoir du mal à le faire tant il se conforte dans son schéma et ne parvient plus à se faire violence. 

« La saison passée, ils étaient tous à fond à la perte, notamment les milieux. Là, un coup c’est Thiago Motta, un coup Matuidi, un coup Verratti, mais il y en a toujours un qui s’arrête, qui râle ou qui sort du jeu. C’est la grosse évolution négative par rapport à il y a un an. Ce n’est pas non plus une équipe qui réussit aujourd’hui à emballer le match. C’est-à-dire à exploser davantage à la récupération, à accélérer plus le jeu ou à trouver tout de suite une première passe de vingt ou trente mètres vers l’avant qui casse les lignes, gagne du terrain et donne de la profondeur. Au lieu de ça, l’idée reste souvent la même : on se met en attaque placée, tranquille…  Ils ont tellement été performants supérieurs en jouant ainsi, tellement conformés par cette organisation (4-3-3), qu’ils n’éprouvent pas le besoin d’en changer ou parfois de la faire évoluer. Le jeu de Paris, ça reste : « On essaye d’abord de conserver le ballon, de poser le jeu et ensuite de faire mal à l’adversaire ». Dans les phases de transition défense-attaque, en tout cas, ils ne se sont pas du tout améliorés. Je ne suis pas sûr, d’ailleurs, qu’ils puissent le faire. Or, quand tu joues Chelsea, si tu leur chipes le ballon dans leur moitié de terrain et que tu te projettes vite vers l’avant, ce n’est pas pareil que si tu les attends plus bas. Ca change tout, même… », a expliqué l’ancien meneur de jeu de Nantes et de l’Olympique Lyonnais dans France Football. Un rythme à hausser, ce que le PSG devra de toute façon déjà faire ce dimanche face à Lyon. 

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