Signer à l’OL, c’est « comme gagner au Loto » souligne un agent

Signer à l’OL, c’est « comme gagner au Loto » souligne un agent

Photo Icon Sport

Très discret sur le recrutement ces dernières saisons, l’Olympique Lyonnais a fait des petites folies cet été, et pour le moment, le pari est loin d’être gagné.

Darder n’a pas encore trouvé sa place, Yanga-Mbiwa est particulièrement inquiétant, Valbuena n’a pas l’influence espérée sur le jeu de son équipe tandis que Beauvue ne parvient pas à surfer sur sa réussite de la saison passée. Agent bien implanté à Lyon puisqu’il a sous sa coupe plusieurs joueurs de l’OL, Frédéric Guerra s’est penché pour Eurosport sur le rendement de la cellule de recrutement, forcément pointée du doigt à l’heure actuelle. Pour le représentant de Maxime Gonalons notamment, le profil des recrues a bien changé, et pas en bien. 

« Avant, l'OL était une rampe de lancement, aujourd'hui c'est une finalité. Les recrues ont tellement rêvé de l'OL dans leur jeunesse qu'elles se croient arrivées en signant à Lyon. Elles voient leur arrivée à Lyon comme un aboutissement. Pour elles, c'est comme gagner au Loto. Abidal, lui, avait compris que Lyon n'était qu'un passage pour viser plus haut. Même chose pour Malouda, Diarra ou Essien. Ceux qui venaient à Lyon avaient pour objectif d'intégrer les Bleus et un top club européen. C'est fini aujourd'hui. Avant, Lyon recrutait des compétiteurs : Abidal, Toulalan, Coupet. Aujourd'hui, les nouveaux venus n'ont pas la bave aux lèvres et il y a eu une mauvaise étude de leur psychologie. Sauf Jallet et, comme par hasard, son intégration s'est bien passée. Il y a dix ans, les joueurs étaient tous des compétiteurs. Aujourd'hui, ce sont des enfants gâtés qui ne serrent pas la main de leur entraîneur… », a balancé Frédéric Guerra, persuadé que le problème au niveau du recrutement concerne l’état d’esprit des joueurs, pas forcément à même de tirer l’OL vers le haut.  

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