Pascal Praud taille sans pitié Yoann Gourcuff

Pascal Praud taille sans pitié Yoann Gourcuff

Photo Icon Sport

Le cas Yoann Gourcuff continue de susciter bien des commentaires non seulement du côté de l’Olympique Lyonnais, mais également un peu partout en France, celui qui était annoncé comme la future grande star du football hexagonal étant désormais abonné à l’infirmerie de l’OL. Sur Yahoo, Pascal Praud s’est penché sur le cas du meneur de jeu de l’Olympique Lyonnais et s’il ne veut pas trop tirer sur l’ambulance, le journaliste fait quand même un bilan sans pitié des quatre dernières années de Yoann Gourcuff.

« Le corps ou la tête ? Gourcuff est un garçon délicat. Ses blessures ne sont jamais graves. Les petits bobos pourrissent sa saison, mais il se murmure qu’il s’écoute un peu trop, que les temps de guérison s’allongent, que le syndrome hypocondrie guette (…) Toujours un truc qui ne va pas : adducteurs, cheville, cuisse. Actuellement, c’est le dos. Malchance, malédiction ou fragilité, chacun y va de son analyse et la valse des préparateurs physique ne change rien. Gourcuff est un souffrant chronique (puisqu’il n’est pas un malade imaginaire), capable de se blesser en promenant son chien. Le Lyonnais entame sa cinquième saison. Il a joué 109 matches, 28 par saison. Il s’est blessé 13 fois depuis son arrivée et compte 535 jours d’indisponibilité (…) 22 millions d’euros à l’achat auquel s'ajoutent les 500 000 euros mensuel. Avouons que le retour sur investissement est faible : 44% des matches joués pour un footballeur promis à remplacer Zinedine Zidane. C’était en 2010, il y a une éternité. Gourcuff achève son contrat en juin 2015. Qui prendra le risque d’enrôler un footballeur qui a la réputation d’être en verre ? Gourcuff voudra-t-il poursuivre sa carrière ? Étrange personnalité que rien ne semble atteindre, qui encaisse les coups du sort avec désinvolture. Le 11 juillet dernier, il a eu 28 ans. Le bel âge pour un footballeur. Hélas, Gourcuff passe ses plus belles années à l’infirmerie. Puisse-t-il en sortir », explique Pascal Praud, pas réellement convaincu que le milieu de terrain puisse revenir un jour à son meilleur niveau après quatre années totalement perdues, ou presque.

Share