OL : Aulas aime bien le PSG, il accuse le Qatar

OL : Aulas aime bien le PSG, il accuse le Qatar

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Interrogé au micro de BeInSports, chaîne qatarie, Jean-Michel Aulas est revenu sur ses propos récurrents concernant le budget du Paris Saint-Germain. Et s'exprimant plus longuement que par ses habituels 140 signes, le président de l'Olympique Lyonnais a confié pourquoi il était aussi remonté actuellement contre la puissance financière dont dispose le PSG. Car Jean-Michel Aulas n'en veut pas pas au club de la capitale, mais beaucoup plus au Qatar qui, selon lui, tue la concurrence en France. Le patron de l'OL aimerait bien que des règles soient fixées afin de mettre des limites à l'injection d'argent venue du Qatar.

« Je considère que si on veut avoir un football professionnel qui ait de la valeur sur le plan médiatique, des droits TV, il faut qu’il soit compétitif et il ne faut pas que le PSG termine comme l’année dernière avec 31 points d’avance. Le PSG lui-même n’est pas en cause. Il faut trouver, au niveau de l’organisation, un certain nombre de règles qui permettent d’avoir une compétition disputée pour que les acheteurs de droits TV aient envie d’acheter français. Je suis évidemment pour que les équipes soient les plus fortes possibles. Mais dans le contexte actuel, le Paris Saint-Germain ne vit pas sur ses propres ressources. Il vit sur des ressources subventionnées d’un Etat qui vient polluer complètement le fonctionnement d’une économie, qui est une économie traditionnelle (…) Il faut faire ce qu’ont fait les Anglais, les Allemands, avec un certain nombre de clubs qui génèrent leurs propres ressources et qui créent une compétition très disputée. Manchester United génère plus de 500 millions de ressources, mais ce sont de vraies ressources et du chiffre d’affaires réel. Barcelone aussi. Ce ne sont pas des subventions d’Etats. Dans le contexte actuel, pour un club comme Lyon qui vit des investisseurs privés, c’est extrêmement frustrant d’avoir à lutter en face d’un investisseur qui n’a pas un modèle économique libéral, mais un modèle économique qui est de financer sans regarder l’ensemble du système », a lancé Jean-Michel Aulas, qui ne semble pas vouloir lâcher le morceau à désormais une semaine de la reprise du championnat et à la veille de la signature de Jesé au PSG pour 25ME. Pas de quoi le calmer.

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