L'effrayant récit de Clément Grenier sur ses soucis de santé

L'effrayant récit de Clément Grenier sur ses soucis de santé

Photo Icon Sport

Clément Grenier a enchaîné les soucis physiques ces derniers mois, au point de devoir déclarer forfait pour le Mondial 2014 quelques jours seulement avant le départ des Bleus pour le Brésil. S’il admet avoir pris un énorme coup au moral au moment de renoncer à cette aventure sportive et humaine, le meneur de jeu de l’Olympique Lyonnais a également vécu un problème beaucoup plus angoissant, lorsqu’il a été victime d’un staphylocoque. Dans France-Football, Clément Grenier raconte comment il a bien cru non seulement en avoir fini avec le football, mais également avec la mobilité. Tout commence après une infiltration d’anti-inflammatoires par le médecin de l’OL en accord avec celui de l’équipe de France.

« J’ai décidé de partir au calme avec deux-trois amis. En arrivant là-bas, j’ai de la température, je n’arrive plus à bouger ni à marcher. Je me dis alors : « je vais devenir paralysé ». Deux heures après m’être couché, j’ai trop mal. Je passe l’un des plus durs moments de ma vie. En pleine nuit, j’ai mis une heure et demie à attraper mon téléphone portable qui était sur la table de nuit, j’avançais millimètre par millimètre (…) La douleur c’était pire qu’une fracture. On est paralysé on ne sent plus rien, les jambes sont coupées (…) J’ai attendu un peu avant d’appeler le médecin du club, je ne voulais pas le réveiller dans la nuit. Je l’ai finalement appelé à 6 heures, il m’a rassuré et je suis rentré à Lyon », témoigne, dans l’hebdomadaire footballistique, Clément Grenier, qui était pourtant loin de se douter la suite.

« Au club on m’a fait des soins, je suis rentré chez moi ça allait mieux (…) Et tout d’un coup j’ai 40 degrés de fièvre, je n’arrive plus à marcher, je suis paralysé (…) A l’hôpital on fait les prises de sang, ils pensent que c’est une infection du sang. C’était un staphylocoque. Je suis resté dix jours à l’hôpital Mermoz immobilisé, allongé. Là, la vie s’arrête (…) Paralysé, je ne sentais plus mes jambes. J’ai douté, je me suis dit que le football, pour moi, c’était fini. Ça fait surtout relativiser sur le foot. En une fraction de seconde, tout peut s’arrêter. Alors qu’on soit bon ou pas bon, pour moi ça a peu d’importance, on essaye de faire le maximum, de se donner à cent pour cent », raconte le milieu de terrain international de l’Olympique Lyonnais.

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