Fekir, Grenier, Thauvin, une leçon de mercato par l'agent de Gonalons

Fekir, Grenier, Thauvin, une leçon de mercato par l'agent de Gonalons

Photo Icon Sport

Agent de Maxime Gonalons et Clément Grenier, Frédéric Guerra connaît bien les arcanes du mercato. Et alors que la fin du marché estival des transferts se profile, il évoque les tenants et les aboutissants des événements qui interviennent dans cette période agitée.

L’été a été chaud du côté de l’Olympique où de nombreux joueurs ont prolongé, tandis que d’autres sont arrivés. Frédéric Guerra, qui a notamment fait prolonger Maxime Gonalons à l'OL l’hiver dernier, explique dans le magazine Lyon Capitale comment tout cela se déroule. Et le célèbre agent de reconnaître que tout est devenu compliqué, notamment parce que certains footballeurs ont un entourage trop envahissant et avide de prendre quelques billets. 

Thauvin le mauvais exemple du mercato

« Prenons l’exemple de Nabil Fekir. Lui n’a pas effectué toute sa formation à l’OL. Du coup, Lyon a intérêt à le prolonger, pour se protéger des attaques extérieures. Dans d’autres cas, comme celui de Grenier, on peut choisir d’offrir un contrat pro jeune. Clément Grenier avait signé professionnel à 17 ans. Ici, le but de l’OL est de le faire rentrer dans le monde des transferts, qui est réservé aux professionnels. Ainsi, le club peut exiger la somme qu’il veut. Les joueurs d’exception, on les fait signer le plus tôt possible. En tant qu’agent, vous devez gérer aussi les personnes qui veulent leur part du gâteau… Le football est en régression et il s’invente des cousins, des tontons, des oncles. Quand on regarde Florian Thauvin, c’est tonton Adil, un boucher, qui s’occupait de lui. Ce n’est pas un agent. On se souvient bien de son départ de Lille en 2013, monstrueusement montré du doigt. Ce n’est pas bon pour l’image. Les joueurs ne se rendent pas compte que, dans une société en crise, ils sont enviés, jalousés. Ils l’étaient déjà pour la notoriété. Aujourd’hui, ils le sont par des familles qui font la queue aux Restos du Cœur. Et ça, ils ne s’en rendent pas compte », confie, dans le magazine lyonnais, Frédéric Guerra, qui ne peut que constater ces dérives.

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