Et maintenant Aulas VS la Ligue 2 et les « petits »

Et maintenant Aulas VS la Ligue 2 et les « petits »

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Jean-Michel Aulas a probablement dit tout haut ce que pensent les présidents des « gros » clubs de Ligue 1 en expliquant récemment qu’il fallait arrêter la gestion à l’ancienne du foot français, fustigeant notamment le fait que les clubs de Ligue 2 empochent une partie du pactole engendrée par la Ligue 1. Le patron de l’OL avait également réclamé qu’on en finisse avec la montée et la descente de trois clubs, et que la FFF ne s’occupe plus du business et laisse cela à la LFP. Tout cela a agacé les patrons de plusieurs clubs de Ligue 1 (Reims et Guingamp) et de Ligue 2 (Clermont, AC Ajaccio, Angers), lesquels ont adressé un courrier à leurs homologues de L1 et L2, une lettre que l’Equipe s’est procurée.

« Aujourd'hui, les masques sont tombés et le débat s'oriente sur la remise en cause de la L2. Il s'agit de revoir son financement, pour ne pas dire de le supprimer ! Toutes les mesures proposées au nom d'un renforcement de la compétition ne visent qu'un seul but, remettre en cause la solidarité dans le partage du maigre gâteau qui ne doit revenir qu'à la L1 et de manière prioritaire, à une demi-douzaine de clubs présentés comme les grands clubs… Pour lutter contre la concurrence, il faudrait transférer les 90 ME de la L2 vers la L1 ? À qui veut-on faire croire que 90 ME de plus à partager, fut-ce en 18 clubs, seraient de nature à accroître la compétitivité avec les 2,3 milliards de la Premier League ? Empêtrés dans une spirale d'échecs répétés, on ne sait plus à quel saint se vouer hormis le seul qui ait désormais une valeur dans notre sport, le fric, le pognon, le business ! On ose nous bassiner avec un pseudo devoir de solidarité à sens unique. On vient plaider la cause des grands clubs qui ne sont pas toujours exempts de gestion plus ou moins catastrophique… En matière de résultats, il faut constater que le club qui rapporte aujourd'hui au foot français, c'est Guingamp », écrivent les contestataires, qui font remarquer que la réflexion menée actuellement au sein des instances se déroule dans une transparence pas loin de ressembler à la Corée du Nord. Twitter pourrait bien chauffer ce samedi du côté de Jean-Michel Aulas…

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