Pour Praud, les supporters de l'OM sont « les cocus de l’affaire »

Pour Praud, les supporters de l'OM sont « les cocus de l’affaire »

Photo Icon Sport

Tout le monde a été surpris samedi soir par la démission de Marcelo Bielsa de son poste d’entraîneur de l’Olympique de Marseille. Enfin presque tout le monde, puisque ce dimanche Pascal Praud explique sur son blog que ce départ d’El Loco était totalement prévisible et le journaliste d’Itélé et de RTL s’y attendait depuis longtemps. Mais il estime que dans cette histoire, ce sont les supporters de l'OM qui sont les victimes.

« Bilesa s’en va. Ce n’est faute d’avoir prévenu les Marseillais. L’Argentin est ingérable. Il laisse l’équipe sur le bord de la route après une défaite. Inadmissible ! Voilà ce qui arrive quand un pouvoir central est faible. Voilà ce qui arrive quand un entraineur conteste l’autorité d’un président (comme ce fut le cas au départ de la dernière saison), qu’il accuse publiquement son employeur de mensonge et qu’il n’est pas recadré. « Je l’aurais viré », avait dit Bernard Tapie. Ce matin, certains ont peut-être compris les paroles prophétiques de l’ancien président de l’OM qui a surement quelques défauts mais jamais celui de faiblesse.Voilà ce qui arrive quand un entraineur prend un club en otage, quand il incarne le club, qu’il fait le recrutement, organise la communication et que la presse, bonne fille, décrète qu’il est un génie ; que les supporteurs, naïfs, imaginent qu’il les sauvera (…) Marcelo Bielsa a scandalisé tous les amoureux du foot hier soir vers 23h30 quand il a annoncé sa démission de l’OM. Il y a des choses qui ne se font pas. On ne refuse pas sa fiancée le jour du mariage, à l’église, quand le curé vous demande si vous voulez prendre votre Belle comme épouse. Les supporters de Marseille sont les cocus de l’affaire. Ils ont sanctifié un homme qui leur fait un bras d’honneur. Je me souviens avoir comparé Bielsa au joueur de flûte de Hamelin et avoir reçu des torrents de boue sur la tête (…) Voilà ce qui arrive quand un club marche sur la tête que les rôles sont inversés. Il existe des règles fondamentales : le président préside, l’entraineur entraîne, les joueurs jouent et les supporteurs supportent. A Marseille, et depuis trop d’années, ces règles sont bafouées », constate Pascal Praud, qui ne regrettera pas Marcelo Bielsa, c’est une évidence.

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