Pierre Ménès riposte à ceux qui le fracassent sur Bielsa

Pierre Ménès riposte à ceux qui le fracassent sur Bielsa

Photo Icon Sport

Pierre Ménès a pris cher via les réseaux sociaux en répétant qu’il n’était pas fan de Marcelo Bielsa. Et comme souvent, les insultes gratuites et anonymes sont tombées, mais également de vrais arguments pour défendre l’entraîneur de l’OM. Ce lundi, le consultant de Canal+ est revenu sur tout cela, détaillant ses griefs contre El Loco, dont il a du mal à saisir qu’il passe entre les gouttes malgré les mauvais résultats de l’Olympique de Marseille.

« J’ai envie de revenir sur ce qui a fait parler la France du foot tout le week-end - et m’a valu une volée de bois vert sans précédent de la part des supporters marseillais sur les réseaux sociaux -, à savoir le cas Bielsa. Encore une fois, loin de moi l’idée de dire que tout est de la faute du technicien argentin. Mais j’ai du mal à comprendre qu’après de tels résultats depuis plusieurs semaines, on continue à l’exonérer de tout (…) Moi je veux bien qu’on mette en avant le spectacle produit par cette équipe, mais ce serait de la malhonnêteté (…) Ce que je veux dire, c’est qu’on ne peut pas se palucher sur la méthode Mourinho et, dans le même temps, penser que Bielsa et le romantisme à tout crin c’est formidable. Je pense que c’est une sorte de snobisme, un « épicurisme footballistique » qui voudrait qu’El Loco soit au-dessus de tout - y compris des résultats - pour l’unique raison qu’il a une philosophie de jeu offensive. Ça fait 30 ans que je suis dans le foot et j’avoue qu’avec lui je vis une situation inédite.  Mais je le répète : si cette chute sans fin n’est pas uniquement imputable à l’entraîneur olympien, les joueurs de l’OM ne sont pas non plus devenus des chèvres en trois mois et je pense qu’on doit avoir le droit de critiquer les choix de Bielsa, comme ceux des autres. Et qu’on ne vienne pas me parler de corporatisme franco-français. Si c’était un coach français qui avait ces résultats depuis trois mois à l’OM, des photos de lui seraient déjà en train de cramer un peu partout dans la cité phocéenne… », fait remarquer Pierre Ménès, qui ne tient pas à passer pour un Anti-Bielsa primaire, mais tient à avancer ses arguments afin de se faire un peu mieux comprendre.

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