Anigo autorise Aulas à en vouloir à Gourcuff

Anigo autorise Aulas à en vouloir à Gourcuff

Photo Icon Sport

Nouveau chroniqueur de France Football, José Anigo profite du recul que l’OM lui a offert pour voguer sur l’actualité du football tricolore. Et l’ancien joueur, directeur sportif et entraineur de la formation provençale a choisi de rebondir sur le sujet chaud du week-end dernier, la sortie prématurée de Yoann Gourcuff lors du match Nice-Lyon. La blessure de trop pour beaucoup, surtout que le milieu de terrain ne s’est pas vraiment soucié de son équipe en quittant le terrain sans un regard ou un mot pour personne. Mais à l’heure où les critiques pleuvent sur l’ancien bordelais, José Anigo préfère lui venir en aide à Yoann Gourcuff, même s’il reconnaît que le président de l’OL peut, lui, craquer. 

« Yoann Gourcuff est un joueur intelligent, très fin et avec surtout une qualité de frappe et de passe bien au-dessus de la moyenne. Je me souviens encore de sa fin de saison réalisée avec Bordeaux en 2009 quand, pratiquement à lui tout seul, il avait conduit les Bordelais au titre au moment du coude à coude avec l’OM. Il était énorme à cette époque-là. Reste que toutes ces qualités-là ne servent pas à grand-chose lorsque les blessures viennent aussi régulièrement parasiter tes semaines. Ça reste un gros handicap pour lui car désormais le nom de Gourcuff n’est plus associé à son talent, son élégance ou sa justesse mais à sa terrible fragilité (…). Moi, j’aime bien défendre les causes qui paraissent un peu perdues. J’aime prendre les contre-pieds. C’est la raison pour laquelle j’ai envie de voler un peu à son secours à mon modeste niveau. Il ne mérite pas cet acharnement ni toutes ces moqueries. On dirait presque que c’est devenu l’ennemi public N°1. Toutes ces attaques sont exagérées. A la rigueur, si un seul devait lui en vouloir énormément, c’est Jean-Michel Aulas. Mais, sans doute par calcul, il continue de le protéger », a rappelé celui qui est désormais recrute pour l’OM en Afrique. Pour l’heure, Jean-Michel Aulas n’a pourtant plus grand chose à sauver dans son investissement colossal réalisé pour recruter Yoann Gourcuff. 

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