Démissionner de Lens ? Martel se juge indispensable

Démissionner de Lens ? Martel se juge indispensable

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Gervais Martel a eu les oreilles qui ont sifflé samedi soir lors de Caen-Lens, sa démission étant demandée de manière véhémente par le millier de supporters nordistes qui avaient fait le déplacement en Basse-Normandie. Mais le président du RC Lens ne veut pas lâcher et dans La Voix du Nord il affirme même que sans lui le club finira à la casse. S’il avoue en avoir parfois assez de cette situation tragi-comique, Gervais Martel veut tenter d’éviter le pire pour son équipe, même si les choses sont désormais très sombres pour Lens qui fonce vers la Ligue 2 et peut-être même pire.

« C’est normal qu’ils ciblent Mammadov, qu’ils demandent ma démission… S’il suffisait que je démissionne pour régler les problèmes, je dormirais mieux, ma vie serait plus sereine. Sauf que demain si je démissionne, il n’y a plus de son et plus d’image. C’est-à-dire qu’il n’y a plus de référent entre les administrations azéries, la DNCG, la Ligue… Le problème de mon départ, il se posera un jour, je ne m’accroche pas, je suis revenu pour réussir quelque chose avec mon club, et on a réussi parce qu’on est remontés tout de suite. Même si, depuis, la situation est très difficile. Les supporteurs font un amalgame Mammadov - Martel, puisque c’est moi qui l’ai fait venir et que, depuis, il a disparu des radars. Mais un actionnaire qui a 99,99 % du club, qui met 24 millions d’euros tant bien que mal et qui, d’un coup est aux abonnés absents… Je fais le maximum de ce que je peux faire. L’actionnaire a 99,99 %, qu’est-ce que, moi, je peux faire d’autre ? », a expliqué, dans le quotidien régional, Gervais Martel, qui espère toutefois que les instances du football ne seront pas très sévères après les incidents intervenus lors de Caen-Lens.

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