Dugarry et Ménès répondent cash à Gillot

Dugarry et Ménès répondent cash à Gillot

Photo Icon Sport

Après les accusations de Francis Gillot, Christophe Dugarry et Pierre Ménès ont répondu à l’ancien entraîneur de Bordeaux. Et ont reconnu les compétences du technicien.

« Ma réputation ? C’est à cause de mecs comme Pierre Ménès et Christophe Dugarry », a dénoncé Francis Gillot, pessimiste en pensant à un éventuel retour sur un banc de Ligue 1. Une accusation à laquelle les deux consultants ont tenu à répondre, à commencer par la grande gueule du Canal Football Club, qui reconnaît que Gillot n’était pas le vrai problème des Girondins de Bordeaux.

Ménès dédouane Gillot

« Francis Gillot a toujours été animé par une sorte de parano : il pensait que je voulais placer Christian Gourcuff à Bordeaux. Je ne sais pas où a-t-il été pêcher ça... Si ça l’amuse de penser ceci et de se dédouaner, grand bien lui fasse. Là où il a raison, c’est qu’effectivement, à Lens et à Sochaux, ce n’était pas un entraîneur défensif, a reconnu le consultant de Canal+, interrogé par France Football. Je ne sais même pas si je l’ai taxé d’entraîneur défensif, j’ai plutôt dit que c’était un entraîneur déprimant. Mais reprenez les déclarations de Gillot quand il était à Bordeaux. Ce que moi, Dugarry ou d’autres pouvaient dire, c’était de la gnognotte. Il n’y a pas un mec qui a plus fracassé Bordeaux du temps de Francis Gillot que Francis Gillot lui-même. Ça doit être le club qui veut ça parce que depuis, ça ne s’arrange pas… Enfin, pour être tout à fait objectif, Gillot est parti et on ne peut pas dire que ça s’améliore beaucoup à Bordeaux. Ça veut aussi dire quelque chose. Malgré son absence de joie de vivre, le vrai problème des Girondins, ce n’était pas Francis Gillot. »

Dugarry ne se sent pas coupable

Même son de cloche du côté de Christophe Dugarry, qui ne n’estime pourtant pas responsable de l’acharnement médiatique subi par Gillot. « Sincèrement je n’ai pas le souvenir d’avoir dit que c’était un entraîneur défensif ou un mauvais coach. J’ai dû affirmer qu’on se faisait chier de temps en temps lorsqu’on regardait Bordeaux. Ensuite, Francis Gillot avait dit me concernant: «Ah il veut être directeur sportif et mettre son ami Zidane...» S’il pense que Zinédine Zidane a besoin d’un agent ou d’un ami pour prendre en main les Girondins de Bordeaux, il se met le doigt dans l’œil. Il a son caractère, il a le droit d’avoir la rancune tenace », a réagi l'ancien attaquant.

« J’avais notamment été scandalisé lorsqu’il avait affirmé la veille d’un match de Ligue Europa (en 2013/14) qu’il ne pouvait pas la jouer parce qu’il n’avait pas l’effectif. Sincèrement, si j’avais été président, je l’aurais viré sur le champ, a-t-il osé. C’était une faute professionnelle. Ce que j’ai trouvé encore plus scandaleux c’est que Jean-Louis Triaud dise exactement la même chose. C’était inadmissible. Ça m’avait énormément choqué. Il se place toujours en victime. Dire que c’est de la faute des journalistes parce que les présidents les écoutent... Il y a un paquet de journalistes qui disent du mal de Guardiola, de Mourinho, et pourtant tous les présidents du monde les voudraient. A un moment, il faut arrêter de nous donner plus d’importance qu’on en a. » 

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