Bordeaux : Gourvennec a sa hiérarchie, Carrasso l'a mauvaise

Bordeaux : Gourvennec a sa hiérarchie, Carrasso l'a mauvaise

Photo Icon Sport

Présent en conférence de presse ce vendredi, Jocelyn Gourvennec a dévoilé et expliqué sa hiérarchie des gardiens à Bordeaux. On apprend donc que Jérôme Prior (21 ans) restera titulaire, poussant le cadre Cédric Carrasso (34 ans) sur le banc tandis que Paul Bernardoni (19 ans) sera numéro 3, s'il n'est pas prêté.

Une décision difficile à avaler pour l'ancien Marseillais qui, après sa rupture du ligament croisé d'un genou, pensait récupérer sa place sans difficulté malgré sa récente interview pour France Football dans laquelle il critiquait ses dirigeants qui ne lui ont pas proposé de prolongation alors que son contrat expire en 2017. Peut-être l'une des raisons de la décision de l'entraîneur bordelais.

« J'ai expliqué à chacun d'entre eux pourquoi j'effectuais ce choix, a confié Gourvennec. J'ai discuté avec Cédric. Son interview est le ressenti d'un garçon qui a beaucoup d‘envie, qui a mal vécu sa blessure. Mais personne ne vit bien une blessure. Mais cela fait huit mois qu'il n'a pas joué. J'ai fait un choix qui me paraît cohérent de continuer avec le gardien avec lequel on a fait toute la préparation. Cédric revient bien. Il se sent bien. C'est la bonne nouvelle. Mais je veux rester cohérent par rapport à notre préparation. Je reste sur le choix de Jérôme qui est bien. »

Et si Carrasso partait ?

« C'est un grand gardien en France, sa carrière parle pour lui. C'est quelqu'un de bien et d'intelligent, important pour le groupe. Il y a un choix sportif aujourd'hui, qu'il respecte et qu'il doit respecter, a poursuivi le technicien. De l'extérieur, cela peut paraître un sujet sensible. Mais je pense avoir suffisamment de dialogue avec les uns et les autres et être suffisamment clair pour pouvoir aplanir ces choses-là. Les problèmes se posent quand vous ne parlez pas. Le choix est ce qu'il est. Que le joueur soit d‘accord, pas d'accord, c'est autre chose. Qu'il ne soit pas d'accord, c'est normal : c'est un compétiteur. » Mais manifestement, Gourvennec se fiche des états d'âme de Carrasso qui pourrait être tenté de partir...

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