Quand les PSG-OM pourrissaient l'équipe de France

Quand les PSG-OM pourrissaient l'équipe de France

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Si la rivalité entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille est toujours d’actualité, elle n’a pourtant rien de comparable par rapport à l’époque où Vincent Guérin évoluait au club de la capitale (1992-1998). Car à ce moment, le conflit était tel que les internationaux français des deux équipes ne parvenaient pas à cohabiter en équipe de France.

« Le France – Bulgarie (match éliminatoire du Mondial 1994) a été un réel problème dans l’homogénéité de l’équipe de France. Il y avait des soucis avec d’un côté les Marseillais, de l’autre les Parisiens même si on essayait de faire cause commune, a raconté l’ancien milieu de terrain au site One Yard. C’était une cohabitation obligatoire pour une tunique, pour un maillot, pour l’équipe de France. A travers ce qui s’est passé dans les confrontations PSG – Marseille, que ce soit sur le terrain, dans les déclarations d’avant match ou même pendant le match, ça a laissé des traces. Bon on avait la Bulgarie et la Suède dans notre groupe mais à deux journées de la fin on est normalement qualifiés ; même si ces deux sélections ont fait quatrième et troisième lors de la coupe du monde de 1994. Franchement avec l’effectif qu’on avait, on avait des chances de l’emporter. Là, on se rend compte qu’à partir du moment où il n’y a pas cause commune et que les objectifs ne sont pas communs et que l’entente est loin d’être parfaite, ça devient des grosses carences pour la performance », a poursuivi le consultant, qui se souvient que la situation était bien pire en championnat.

« Ce qui était complètement fou c’est qu’on se retrouvait en équipe de France et on se côtoyait, mais quand il y avait PSG – Marseille, on ne se disait pas bonjour, a révélé Guérin. C’est des choses invraisemblables, les Marseillais avaient pour interdiction de nous dire bonjour. C’était de l’intimidation. Du coup, en équipe de France, les relations n’étaient pas cordiales. Avant même de rentrer sur un terrain, on a tendance consciemment à jouer avec ses partenaires de club. Sur le terrain, inconsciemment on devient moins logique dans son instinctivité de jouer avec des joueurs qui sont plus des rivaux. » Heureusement, la situation a bien changé.

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