Pascal Praud effaré par la folie autour des Bleus

Pascal Praud effaré par la folie autour des Bleus

Photo Icon Sport

Depuis plusieurs mois, l’emballement est total autour de l’équipe de France, la présence des Bleus en quart de finale de la dernière Coupe du Monde ayant suscité un enthousiasme général. Et cela ne se dément pas lors des matches amicaux qu’enchainent les Bleus. Pour Pascal Praud, tout cela est totalement hallucinant et totalement démesuré.

« Si au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, alors les Bleus de Didier Deschamps sont aussi les champions du monde. De quoi ? Peu importe. Ils sont champions du monde, c'est l'essentiel. Pardonnez-moi de fuir l'hystérie collective, ce 31 décembre du foot qui sort les cotillons sur commande. Je me méfie (…) Bref, les Bleus apprennent, grandissent et séduisent. Mais calmons-nous ! "Varane, c'est Beckenbauer", a déclaré ce lundi au journal Le Parisien Franck Leboeuf, qui ne comprend pas "pourquoi il n'est toujours pas titulaire au Real Madrid". C'est simple, voyons. Carlo Ancelotti n'aimait pas Beckenbauer. Observateurs, anciens joueurs, supporteurs, tous sanctifient cette jeune équipe de France pour déjouer le grognon de service, le pisse-froid qui déverse son aigreur. Enflammons-nous Folleville ! Les matches amicaux ne veulent rien dire. Battre le Portugal avec Cristiano Ronaldo qui pense au match important qu'il jouera contre le Danemark trois jours plus tard ne signifie pas grand-chose. Pas de quoi se relever la nuit ni de chanter "I Will Survive". Le journal L'Équipe a titré dimanche "La Symphonie bleue" après la victoire 2-1 ! On pouvait lire à l'intérieur du journal "la force est en eux". Je comprends qu'en ces temps moroses les bonnes nouvelles soient rares. Les ravis de la crèche amusent le monde. "Épatants", titre cette fois la bible du sport ce mercredi. La France a battu l'Arménie 3-0, cinquante-deuxième au classement Fifa. Le sélectionneur arménien ne voulait pas de ce match qu'il a qualifié de "m..." et a aligné une équipe bis. Peu importe (…) Je refuse de tirer des conclusions après ces deux victoires en peau de lapin. Cela n'empêche pas le plaisir de voir Raphaël Varane imposer sa classe, son talent, sa vista, d'aimer Paul Pogba à chaque sortie. André-Pierre Gignac a marqué contre l'Arménie et donné deux passes décisives (…) Tant mieux ! Mais sur la route comme avec les Bleus, restons prudents ! », prévient, dans sa chronique pour Le Point, le journaliste spécialisé dans le football. 

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