France-Israël et Milan-OL, Domenech torpille Houllier

France-Israël et Milan-OL, Domenech torpille Houllier

Photo Icon Sport

Plus de vingt ans après les faits, la polémique sur l’élimination de la France à la Coupe du monde 1994 a refait surface par le biais de l’autobiographie du sélectionneur d’alors, Gérard Houllier.

Alors que la France n’avait besoin que d’un point en deux matchs à domicile contre Israël et la Bulgarie, le technicien français a très longtemps accusé David Ginola et son centre manqué d’avoir précipité l’élimination des Bleus contre les Bulgares, avec ce fameux but de Kostadinov en fin de rencontre. Mais dans son livre, Houllier a également accusé Raymond Domenech de ne pas avoir permis à la France de préparer la réception d’Israël en ne remettant aucun rapport du match des Israéliens qu’il était justement allé superviser. Ce dernier en a profité pour répondre en maniant l’ironie, expliquant qu’il était bien le responsable de tous les grands maux du football français depuis un siècle, et taclant au passage l’ancien DTN sur quelques points. 

« Mon cher Gérard, j'ai les épaules larges ! Comme ça, on sait immédiatement de quoi nous parlons. J'ai les épaules larges au point de pouvoir garantir à chacun -toi y compris- un passage sans danger devant un miroir.
Mon cher Gérard, J'ai lu récemment dans un article que tu t'étais livré au délicat exercice de l'autobiographie. Et là, tout à ton travail d'auto-célébration, tu glissais au passage que j'étais LE responsable de ta défaite (3 à 2 au Parc des Princes à Paris) contre Israël en 1993. 22 ans et trois jours plus tard, un constat s'impose : Dieu que tu as de la mémoire à moins que ce ne soit de la rancune tenace.
Tu as raison Gérard -et tout le monde le sait : tu as toujours raison-, je suis responsable de cette défaite à domicile. Ce n'est pas toi, c'est moi, oui c'est moi qui ai mis à la mi-temps du match contre Israël alors que nous menions encore (2-1) les verres de champagne dans le vestiaire ainsi que les drapeaux américains pour fêter TA qualification au son de Joe Dassin "l'Amérique, l'Amérique". je hais tellement l'Amérique que mon bonheur était à son zénith », a confié Raymond Domenech dans les colonnes du Huffington Post, sans vraiment répondre sur le plan de ce fameux rapport inexistant sur Israël. 

Comme en son temps de sélectionneur, Domenech a ensuite manié l’ironie, expliquant que finalement, Houllier n’était jamais coupable de rien, et qu’accuser Domenech était  beaucoup plus simple. « Je me souviens encore de ce quart de finale de l'Olympique Lyonnais que tu dirigeais en Ligue des Champions face au Milan AC en 2006 où j'ai changé depuis les tribunes ton organisation en sortant Sydney Govou pour un jeu plus défensif à 7 minutes de la fin, tu sais que j'adore ça, et faire rentrer Anthony Réveillère. Le résultat que je souhaitais est arrivé, à force de défendre ton équipe a pris ce but qui l'éliminait, 5 minutes après le remplacement. J'aime tellement les Italiens, tout le monde le sait », a glissé l’ancien sélectionneur, qui, tout comme son alter-ego, a finalement de la mémoire, à moins que ne ce soit de la rancune tenace…

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